de l'Indre

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Assemblée Générale 2018

27.02.2018 . Lecture du rapport moral par Nicolas Calame (porte-parole) lors de l'AG du 20 février à Buxières d'Aillac.


06.03.2018 La Confédération paysanne de l’Indre s'est réunie à Buxières d'Aillac mardi 20 février pour son Assemblée Générale 2018. C’est un moment convivial pour les adhérents du syndicat et l’occasion de discuter des orientations syndicales pour l’année à venir.

Pour plus d'info sur la journée, des photos et télécharger les rapports moral et d'activités, rendez-vous sur la page Assemblées générales.

Ci-dessous le rapport moral du syndicat:

Une année difficile (si tout va de Travert, la Conf' garde son cap)

 

Notre monde agricole va mal.

2017 n'effacera pas l'ardoise de 2016. Et si 2016 nous avait cruellement rappelé qu'engrais et produits phytos de sont pas des assurances récoltes, 2017 nous rappelle que des rendements corrects ne permettent pas d'atteindre un revenu décent quand les prix ne sont pas là!

Face à ces difficultés, notre métier de paysan peut nous sembler de plus en plus pénible. Car en plus des soucis habituels que sont la météo, les cours qui ne décollent pas ou les ravageurs, de nouveaux problèmes apparaissent et ils sont nombreux. La conditionnalité des aides PAC*, si elle est justifiée, a entraîné dans nos bureaux un amoncellement de papiers, de justificatifs et dans nos têtes de nombreuses craintes : ai-je bien cliqué au bon endroit ? Ai-je bien tout fait, tout conservé en cas de contrôles ? A cela sont venus s'ajouter les retards de paiement de certaines aides (aides MAEC et Bio : jusqu'à 2.5 ans de retard) puis la remise en cause d'autres soutiens : gel du paiement redistributif (surprime aux 52 premiers ha) à 50€ alors qu'il devait passer à 100€/ha, fin annoncée des aides au maintien et baisse des aides à la conversion pour l'agriculture bio. Puis en ce début d'année : fin du complément aides ovines, fin des aides mélange graminées/légumineuses, baisse ou fin des aides au veau sous la mère, remise en cause du zonage ICHN* qui devrait peu concerner notre département

Dans le même temps, de nouvelles maladies touchent nos élevages de manière plus ou moins marquée (FCO*, besnoitiose, grippe aviaire,…). Et quand ce ne sont pas des maladies qui malmènent nos animaux, ce sont des associations anti-viandes qui nous malmènent. Jusqu'à l'administration (via la DDCSPP) qui peut faire abattre des animaux non identifiés aux frais de l'éleveur et pour l'équarrissage comme s'ils présentaient un risque pour la population quand la prophylaxie est réalisée. En outre, ces cas sont maintenant étudiés dans la « cellule départementale de prévention et de lutte contre la maltraitance animale ». Ce titre en dit long : sommes nous présumés coupables de maltraitance parce qu'éleveurs ?

Alors, face à ces vents contraires, ajoutés aux difficultés économiques et aux heures de travail souvent trop nombreuses, la lassitude et la démoralisation peuvent arriver. C'est pourquoi partout où les membres de la confédération paysanne peuvent se faire entendre, en commissions, en réunions, à la préfecture, ils vont soutenir l'humain, c'est-à-dire les paysannes et les paysans qui travaillent pour une rémunération trop souvent indigne. C'est pourquoi nous devons faire attention à nos voisins, nos collègues, échanger, nous soutenir. C'est pourquoi plusieurs d'entre nous ont décidé de mettre en place une association Solidarité paysan jusque-là absente dans notre région.

Enfin, dans le cadre des EGA, l'Etat vient de relever de 10% le seuil de revente à perte pour la grande distribution. Ceci est censé nous aider à être mieux rémunérés mais, pour l'instant, dans les filières nous sommes les seuls à pouvoir travailler à perte ! C'est pourquoi nous demandons que les prix de nos produits soient établis en fonction des coûts de production, filière par filière, pour obtenir un droit au revenu.


C'est pourquoi nous militons !

 

Nicolas Calame

Porte - parole de la Confédération paysanne de l'Indre

 

Reportage Bip TV Cliquez ici ; à 3min17sec

Article La Nouvelle République

Article l'Echo la marseillaise*

02 54 61 62 40 - confpays36@gmail.com