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APICULTURE
06.04.2018

Interprofession apicole : et maintenant ?

06.04.2018 -
Dégradation de l'environnement et pesticides entraînent une sous-production chronique des produits apicoles. En cascade, se développent la fraude et l'importation de miel vendu comme du miel français. Comme si cela ne suffisait pas, les difficultés de vente des apiculteurs de leurs fûts de miel interrogent sur le terrain. La création de l’interprofession apicole soulève autant d'inquiétudes que d'espoirs pour relancer la production apicole française.

L'interprofession que nous appelons de nos vœux devra permettre de structurer efficacement l'économie de la filière, notamment au regard de la rémunération des apiculteurs et de la stabilité de l'approvisionnement en miel français. Elle doit aussi améliorer le suivi de la qualité des miels, défendre le miel français et contribuer à l'apport de solutions face aux menaces sanitaires : varroa, frelon asiatique, Aethina tumida.

De plus, pour ne pas être vécue comme une « structure ponctionnant inutilement de l'argent aux acteurs de la filière », sachant qu'elle prélèvera également des contributions sur les miels d'import, l'interprofession doit informer en toute transparence, consulter les apiculteurs, dialoguer, échanger et faire vivre la démocratie en interne de la filière. Elle doit renforcer nos structures de développement en région, vitales pour accompagner les installations, mettre en place les formations, financer les expérimentations et le conseil technique afin de faire face aux problèmes de nos quotidiens d'apiculteurs professionnels.

Nous avons ainsi porté les notions de non-cumul des mandats, de parité, de transparence des comptes-rendus et budgets, de prévention des conflits d'intérêt, d'engagement à l'information et à la consultation des apiculteurs et d'ouverture à la société civile dans les documents statutaires de cette nouvelle interprofession.

Nous nous battrons pour que cette interprofession respecte les intérêts des producteurs et préserve l'équilibre entre les maillons de la filière. Pour cela, les producteurs doivent être représentés au mieux pour dialoguer efficacement avec le secteur du négoce et de la commercialisation et non être soumis à des logiques mercantiles, portées par des représentants endossant les deux casquettes.

Lors de la réunion ce matin avec le Ministre présentant cette interprofession, nous lui avons rappelé l'importance de tenir les engagements sur l'interdiction des néonicotinoïdes et la sortie du glyphosate. Nous avons aussi appelé le Ministre à soutenir les amendements favorables au secteur apicole dans le projet de loi EGA : ceux sur la définition précisée des néonicotinoïdes et l'obligation d'étiquetage de l'origine des miels par pays d'origine qui mettrait fin à l'absurde mention « mélange de miels originaires UE*/non-UE* ».

Contacts :
- Laurent Pinatel, Porte-parole : 06 80 58 97 22
- Nicolas Girod, Secrétaire national : 06 07 55 29 09
- Caroline Nugues, Chargée de communication : 06 95 29 80 78

NOUS CONTACTER Confédération paysanne de l'Indre -
02 54 61 62 40 - confpays36@gmail.com