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COMMUNIQUE DE PRESSE

LA SITUATION VA DE MAL EN PIS POUR LES ÉLEVEURS LAITIERS, IL EST PLUS QUE TEMPS D'AGIR!

17.07.2015

Depuis avril dernier et l'arrêt des quotas laitier, la situation était déjà tendue pour les éleveurs laitiers : prix à la baisse (-17% en mai 2015 par rapport à mai 2014, 300€ pour le prix du lait standard en avril) qui ne couvre pas les coûts de production, aucune visibilité sur la fin de l'année etc. Cette situation provient entre autre d'une crise de surproduction : il y a trop de lait et de moins en moins d'éleveurs!


La semaine dernière, lors du Conseil d'administration du CNIEL*, le collège producteur a souhaité discuter de la crise laitière en cours… et les transformateurs y ont opposé une fin de non-recevoir ! Voilà qui démontre l'esprit dédaigneux des industriels face aux éleveurs et leur refus de reconnaître la gravité de la situation.


La sécheresse vient empirer encore les choses. Les éleveurs, ne faisant que peu de foin cet été doivent déjà puiser dans leur stock fourrager pour complémenter les animaux au pré. Leurs charges alimentaires vont encore augmenter à l'hiver.
Les éleveurs laitiers en appelent aux pouvoirs publics. Ils sont coupables de cette situation par leur désengagement. Ils doivent prendre leur responsabilité et agir pour redonner du pouvoir aux éleveurs sans attendre un assentiment qui ne viendra pas des industriels qui préfèrent jouer la division entre producteurs !


C'est pourquoi, le 22 juillet au matin nous organisons une action symbolique pour faire entendre nos propositions :

Immédiatement : Il faut que les pouvoirs publics reconnaissent l'état de crise laitière en Europe et organisent une hausse des prix du lait payé aux producteurs, particulièrement ceux en conventionnel.

A court terme : Il faut agir temporairement sur l'offre, avec un relèvement du prix d'intervention (rachat par la Commission européenne pour faire des stocks publics) et simultanément obliger la réduction des volumes produits pour les opérateurs européens bénéficiant de cette intervention.

À moyen terme : Il faut constituer une organisation de producteur (OP) transversale par bassin, avec comme base la défense collective des éleveurs (pluri-syndicale) et en lien avec le Collège Producteurs des CRIEL* (pluri-syndical). Cet organisme pourra négocier avec les industriels qui ont toutes les clés du pouvoir face aux acheteurs. Un contrat-cadre pourra être mis en place pour servir de base minimale de négociation pour les OP par bassin avec chaque entreprise présente sur le bassin. Les coopératives doivent être bien sûr incluses dans le dispositif. Les contrats seront bien sûr collectifs et non marchands.

Au plus tôt et pour le long terme : Il faut mettre en place un système de tunnel de prix qui joue un rôle de prévention des crises tout en protégeant les éleveurs qui ne pourront pas être payés en-dessous de leurs coûts de production (limite inférieure du tunnel). La limite supérieure du tunnel indique que le marché est porteur : la production européenne peut augmenter et une contribution (croissante avec le volume produit) permettra de financer les mesures de prévention des crises lorsque le marché mondial est dégradé. Quand on s'approche du bas du tunnel et donc que le prix payé au producteur est dégradé, un mécanisme de réduction obligatoire des volumes est imposé.

Rendez-vous  dans le sud-Touraine, à la limite entre l'Indre et l'Indre-et-Loire : le lieu exact sera communiqué au dernier moment. Une conférence de presse sera donnée à 9h30 pour expliquer plus en détail la situation et nos arguments !

Contacts :
Bruno BARDON - Paysans du 36 référent pour l'action - tél: 02 54 38 95 83
Clémence VERMOT-FEVRE - Animatrice - Envoyer un mail - tél: 02 54 61 62 40
Hervé BEDOUET - Paysan du 37 référent pour l'action - tél: 06 07 80 20 75
NOUS CONTACTER Confédération paysanne de l'Indre -
02 54 61 62 40 - confpays36@gmail.com