Toujours pas de campagnes vivantes sans écoles !
Cette situation est aussi la conséquence des politiques agricoles qui ont conduit à agrandir toujours plus les fermes, à la disparition de plus de 2500 exploitations entre 2000 et 2020 dans l'Indre, à la baisse continue du nombre de paysan·nes et donc d'enfants de paysan·nes ! Il nous faut changer de système agricole, favoriser des fermes à taille humaine, l'accès à la terre et au métier pour les jeunes et de nouveaux profils de paysans et paysannes si nous voulons garder nos écoles dans nos villages !
Mais c'est aussi un cercle vicieux qui ne fait que s'accentuer : avec ces fermetures de classe, ce sont tous les services publics et les commerces de proximité des villages qui sont menacés. Notre qualité de vie est la première impactée. Nous serons les premiers à faire plus de route et à être encore plus isolés. Sans écoles, sans commerces, sans services de santé, sans services publics dans nos villages, nous n'aurons bientôt plus de voisin·es ! Ce n'est pas en supprimant des classes que nous donnerons envie à des jeunes et des familles de venir s'installer en communes rurales.
D'autres choix politiques sont possibles : maintenir des classes à plus petits effectifs, donner plus de moyens aux services publics ruraux pour maintenir un cadre de vie vivant et de qualité à la campagne, favoriser l'installation de médecins, de commerçant·es dans les communes rurales, soutenir des fermes à taille humaine, nombreuses et rémunératrices… Nous avons besoin de ce soutien politique massif pour que nos campagnes ne se vident pas de leurs habitant·es et pour attirer de nouveaux arrivants !
Nous soutenons donc encore les mobilisations de parents et d'habitant·es qui s'organisent partout dans le département ! Et nous espérons ne pas devoir à nouveau le faire chaque printemps… Pour des paysan·nes et des habitant·es nombreux dans des campagnes vivantes !
Le Comité de la Confédération Paysanne de l'Indre







