de l'Indre

OGM

Retour sur la projection-débat

Neuvy St Sépulchre . 08.11.2017 .


10.11.2017 Une soixantaine de personnes à Neuvy !

Mardi soir, nous étions une bonne soixantaine de citoyen-ne-s et paysan-ne-s au café l'Arcade (merci à Chab!) pour visionner le film " Bientôt dans vos assiettes, de gré ou de force". Vous pouvez le (re)voir en cliquant ici.

La soirée s'est poursuivie par un débat, certes assez peu contradictoire, mais avec beaucoup de thèmes abordés.

Le film qui a déjà 2-3 ans, ne donnait pas tous les éléments sur les "nouveaux OGM" par exemple il ne parlait pas des NBT (New Breeding Technologies) basées sur la transgénèse. Comme nous l'a rappelé Agnès Renauldon de Vigilance OGM  36, la culture de ces plantes est autorisée en Europe et même en France (surout du tournesol) car, n'étant pas issues de la mutagénèse, ces variétés ne sont pas réglementées de la même manière que les autres OGM. Pour plus d'infos sur ces variétés, (re)découvrez les 4 pages de la Conf' en cliquant ici.

Dans le film, il est beaucoup question de l'utilisation inhérente aux OGM du glyphosate et ses conséquences dramatiques sur la santé des animaux et des humains ainsi que des problème de résistance des plantes aux produits chimiques. Le débat a donc fait écho à l'actualité et à la décision de la Commission Européenne concernant l'interdiction de l'usage de ce produit, qui tarde à être prise. La question n'est pas simple à trancher à cause du nombre importants d'acteurs concernés et de lobbies impliqués....

Le débat a permis d'aborder l'existence de groupes de paysans dans l'Indre qui développent des pratiques de diminution voire alternatives à l'utilisation des produits phytosanitaires. Si ces paysans sont de plus en plus nombreux, ils restent minoritaires ... Prendre de l'autonomie par rapport au système en place, aux entreprises -souvent des coopératives- vendant semences et prouits phytos n'est pas si simple.

Des témoignages nous ont également fait nous questionner sur la pollution de notre environnement de vie en général, par exemple les cours d'eau qui ne respectent pas les normes ou encore l'omniprésence de perturbateurs endocriniens et le manque de prise en compte de leurs effets négatifs dans les législations. Un des problèmes est l'inadéquation entre les normes mises en place et l'importance des enjeux de santé publique. Les normes s'attachent à définir des seuils de concentration par produit dont les valeurs font débat, les effets "cocktails" ne sont pas pris en compte et plus grave encore, l'effet "trâce" (càd le fait que le produit soit présent même en quantité infime dans un milieu) qui est le plus délétère pour les organismes et leur génération suivante n'est même pas abordé par les normes.

Les pratiques, tant de production que de consommation doivent changer ! Les gens présents à cette soirée sont des individus parmi tant d'autres mais avec tous les autres, il peuvent faire changer le système !


Crédits photos : CVF
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