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REVENU
16.09.2026

INDÉCENT : NOUS REFUSONS DE CHOISIR QUI SAUVER ET QUI ABANDONNER

07.10.2026 -

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Cosigné par les syndicats présents à la réunion du comité d'expertise sècheresse (CDES
FDSEA* de l'Indre, Confédération Paysanne 36


INDÉCENT : NOUS REFUSONS DE CHOISIR QUI SAUVER ET QUI ABANDONNER


Cet après-midi, les organisations professionnelles agricoles et les représentants de la profession ont été réunis en Préfecture dans le cadre du comité départemental d'expertise sécheresse, pour une concertation sur la répartition de l'enveloppe départementale issue de la mesure de « réarmement agricole » du plan CASI.
Pour l'Indre : 2 millions d'euros.
Selon le dernier recensement agricole, notre département compte 3 738 exploitations agricoles.
Rapportée théoriquement à l'ensemble des exploitations, cette enveloppe représente environ 535 euros par ferme.
D'un côté, on vide la baignoire. De l'autre, on nous tend un verre d'eau pour la remplir. Et on appelle ça un plan de soutien.
Évidemment, ces 2 millions d'euros n'ont pas vocation à être répartis entre toutes les exploitations.
Autrement dit, il faut déterminer qui pourra être sauvé… et qui sera abandonné.


INDÉCENT


Indécent de nous demander qui sauver et qui abandonner.
Indécent de fixer un nombre, puis de charger la profession agricole de trier dans ses propres rangs.
Indécent de nous faire porter cette responsabilité pour pouvoir demain prétendre que les choix ont été faits « en concertation avec la profession ».
Hors de question.
Face à cette situation, la FDSEA* de l'Indre et la Confédération paysanne de l'Indre ont décidé de quitter la réunion.
Vous avez décidé combien pourront être aidés. N'attendez pas de nous que nous décidions lesquels.
Le jeune installé plutôt que celui qui travaille depuis vingt ans ? Celui qui emploie plutôt que celui qui travaille seul ? Celui qui est déjà au bord du gouffre plutôt que celui qui tient encore ?
Notre rôle est de défendre les agriculteurs et les paysans, pas de dresser la liste des sacrifiés.
Un nombre à sauver, les autres laissés de côté. Dans n'importe quelle entreprise, cela porte un nom : un plan social.
On nous avait annoncé un « réarmement agricole ».
Nous voilà envoyés au front à poil, avec pour mission de choisir qui aura droit aux munitions.
Et c'est bien ce que nous refusons aujourd'hui : être ceux à qui l'on demande d'organiser le plan social agricole.
Madame la Préfète, cette responsabilité n'est pas la nôtre. Elle est désormais la vôtre.
Si l'État considère que les moyens mis sur la table sont à la hauteur de l'urgence, alors il devra aussi assumer les choix et les conséquences qu'ils imposent.


FDSEA* de l'Indre et Confédération paysanne de l'Indre

NOUS CONTACTER Confédération paysanne de l'Indre
02 54 61 62 40 - contact@confederationpaysanne36.fr