MERCOSUR : POUR LA CONF', C'EST TOUJOURS NON !
08.01.2026 - Sacrifier les paysan·nes sur l'autel du commerce international dérégulé, cela a assez duré ! La colère dans les campagnes atteint des sommets inégalés. Nous le voyons, cet accord est massivement rejeté en France : par les paysan·nes, par les parlementaires, par les organisations syndicales agricoles et par un très grand nombre d'ONG* et d'organisations citoyennes. Il est inacceptable, clauses de sauvegarde ou mesures miroir ou non.
L'accord UE*-Mercosur* privilégie des intérêts financiers et les lobbies des multinationales, au détriment des paysan·nes, de la qualité de notre alimentation, de notre santé, de notre environnement et de l'intérêt général. Ces accords de libre-échange, nous le savons, impactent fortement les prix à la baisse, notamment en viande bovine, volailles et miel. Ils organisent la course au moins-disant social et environnemental et retirent toute possibilité d'initiative parlementaire pour protéger les citoyen·nes européen·nes dans le champ social, économique et environnemental. La ratification de cet accord sera aussi la porte ouverte à une avalanche dans la foulée d'autres accords de libre-échange, participant à la destruction de notre souveraineté alimentaire.
Nous rappelons à l'ensemble des décideurs politiques que la seule position à avoir est celle d'un "NON" ferme et définitif au Parlement européen et au Conseil de l'UE*.
Nous exigeons la régulation des marchés et un commerce international équitable qui placent enfin les enjeux de revenu paysan, de souveraineté alimentaire, de droits sociaux, de protection de l'environnement devant les intérêts financiers des multinationales.
Au-delà des discours de façade, nous espérons que les parlementaires et les autres syndicats agricoles seront prêts à poser enfin les bases d'un front de lutte solide contre le libre-échange qui participe à la délocalisation de notre agriculture et à la fragilisation de notre revenu.
Les décideurs politiques doivent avoir le courage de la clarté : vouloir abaisser nos normes pour se battre sur les marchés mondiaux, comme avec la loi Duplomb, ou protéger un modèle agricole et alimentaire de qualité et donc réguler les marchés.
Le Comité de la Confédération Paysanne de l'Indre







