Une répression syndicale inacceptable !
52 paysan·nes ont été interpellés et tous et toutes ont été placé·es en garde à vue, dont les trois porte-parole nationaux et le président de la chambre d'agriculture de Guyane. Encore une fois, les manifestant·es ont été nassé·es par les forces de l'ordre, dont la BravM. A plusieurs reprises, les journalistes ont été empêchés de filmer cette manifestation pacifique organisée par la Confédération paysanne, un syndicat agricole représentatif !
A pied, et sans aucune violence, les paysan·nes ont pénétré dans le hall de la DGPE, déroulé des banderoles à l'intérieur et sur toutes les grilles du bâtiment pour exiger « la décolonisation » de l'agriculture de ces lobbys.
L'inégalité de traitement entre les syndicats exprimant leur colère est inacceptable ! Une telle manifestation pacifique est durement et arbitrairement réprimée quand des dégradations massives de biens publics, de ronds-points, de MSA* sont tolérées et doivent ensuite être payées par les contribuables ! Certains tracteurs sont bloqués à l'entrée de la capitale, quand d'autres sont autorisés à passer… L'arrestation et la mise en garde à vue de 52 manifestant·es d'un syndicat représentatif est inédite et un signal alarmant d'une répression syndicale sans précédent !
Cette attitude violente et méprisante de l'Etat doit cesser et la prise en compte de nos demandes doit enfin être au rendez-vous, après des mois de mobilisation et de propositions constructives de notre part sur les nombreux sujets de colère et d'inquiétude agricoles !
Le Comité de la Confédération Paysanne de l'Indre







